Notes de bas de page

De certains événements, de certaines figures, on dit parfois, métaphoriquement, qu’ils furent des notes de bas de page de l’Histoire. Il arrive que la chose soit vraie littéralement. Ainsi de ces personnages que l’on croise dans les notes de mémoires ou de biographies. Ce ne sont même pas des seconds rôles ; des figurants tout au plus, faisant une apparition furtive au fond du tableau. L’instant d’après, ils auront disparu, réengloutis dans le fleuve de l’oubli. Ils n’auront jamais droit à leur propre livre. Ils n’auront mérité au mieux que quelques lignes en petits caractères, par la grâce d’une anecdote ou d’un trait d’excentricité. Leur destin fait écho à ce mot de Marcel Schwob qui résonne comme une épitaphe : « Chacun d’eux ne posséda réellement que ses bizarreries. » (Vies imaginaires.)


Harold Acton, Mémoires d’un esthète. Traduit de l’anglais par Jacques Georgel.
Julliard, 1991. La note est du traducteur.


Jeremy Lewis, Cyril Connolly. A Life. Jonathan Cape, 1997.


Samedi 16 juillet 2016 | Grappilles | 2 commentaires


Celles qui lisent




Montréal


Mercredi 6 juillet 2016 | Ce qu'ils lisent | Aucun commentaire


Typo des villes (33)


















Montréal


Mercredi 6 juillet 2016 | Typomanie | Aucun commentaire


Chambres


Montréal, Hôtel Victor




Montréal, Hôtel Celebrities
et son labyrinthe de corridors


Montréal, rue Berri


Rosemont, 17e Rue

(Merci au grand satrape.)


Mercredi 6 juillet 2016 | Chambres | Aucun commentaire


Sur le Brexit

Peu d’exemples mettent mieux en évidence la manière dont les protagonistes de la politique arrivent à précipiter les maux ou les événements qu’ils redoutent le plus, et leur capacité de travestir ou d’annuler les effets désastreux de leur conduite, quand ils sont sortis de difficulté.

André Chastel, le Sac de Rome, 1527.
Gallimard, « Bibliothèque des histoires », 1984.


Lundi 27 juin 2016 | Grappilles | Aucun commentaire


Feux follets

[Denis] Grozdanovitch a accumulé des carnets de notes pendant quarante ans, sans publier un mot, et commence à peine, à soixante ans, à puiser dans ce réservoir d’observations.

Éric Bolson serait l’auteur d’un roman, Lame blanche, traduit de l’américain il y a plus de vingt ans chez Transes-Atlantique, à Nantes. La maison d’édition ayant disparu, le livre ne serait plus disponible en français, et Bolson aurait disparu aussi. Le journaliste Fabrice Gaignault prétend l’avoir rencontré dans le Donegal, en Irlande, en mars 2001, et soutient que Bolson, sortant de son mutisme, lui aurait glissé en guise d’adieu : « I don’t play anymore ! »

Grozdanovitch, Bolson : l’un apparaît tard, l’autre disparaît vite. Quelle différence avec les assommantes têtes à claques qui occupent le plancher à tout propos ! Quel soulagement qu’il existe encore des feux follets !

Jean-Pierre Issenhuth, Chemins de sable. Carnets 2007-2009.
Fidès, 2010.


Samedi 28 mai 2016 | Grappilles | Aucun commentaire


Le 30 mai


Vendredi 27 mai 2016 | Actuelles | 2 commentaires