Ulysse

Si quelqu’un qui, par extraordinaire, n’en aurait jamais entendu parler me demandait « Qu’était-ce donc qu’Agnès Varda ? », je l’inviterais à regarder Ulysse (1982). En vingt-deux minutes, ce court métrage offre un condensé idéal de sa poétique. Film-enquête autour et à partir d’une photographie prise vingt-huit ans plus tôt sur la plage de Saint-Aubin-sur-Mer, c’est une méditation sur la relativité du souvenir, la charge de mémoire et d’oubli, d’imaginaire aussi, enclose dans une image. La cinéaste-photographe y déploie son génie de l’association libre, en un vagabondage unissant la mémoire personnelle et la mémoire collective.


Samedi 30 mars 2019 | Dans les mirettes |

3 commentaires
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Merci le plaisir d’apprendre qu’il y a cette découverte à faire. D’autant plus que pour moi c’est Pierre Peuchmaurd qui a fondé Saint-Aubin-sur-Mer en y passant les étés de sa jeunesse. Ses cendres y sont en partie dispersées. Et je crois qu’il a soufflé ce nom à Léo Ferré, qui ne le connaissait pas, pour «La mémoire et la mer».

Commentaire par Bernard Camus 04.03.19 @ 2:36

“à Saint-Aubin-sur-Mer que je ne connais pas.” c’est (aussi ?) dans “Tu ne dis jamais rien”, album “La Solitude” de Ferré, il y a longtemps.

Commentaire par raminagrobis 04.05.19 @ 6:51

Saint-Aubin-sur-Mer, c’est bien dans Tu ne dis jamais rien (et pas dans la Mémoire et la mer), cette chanson magique dont cent écoutes n’épuisent pas le pouvoir de fascination, avec ses images incroyables,
« incompréhensibles » et pourtant porteuses d’émotion.

Commentaire par th 04.07.19 @ 7:08



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